mercredi 22 novembre 2017

"YHWH COMBATTRA POUR VOUS ; ET VOUS, TENEZ VOUS TRANQUILLES ! "

Moshé répondit au peuple :" Soyez sans crainte ! Attendez, et vous serez témoins de l'assistance que YHWH vous procurera en ce jour ! Certes, si vous avez vu les Egyptiens aujourd'hui vous ne les reverrez plus jamais.
YHWH combattra pour vous; et vous, tenez vous tranquilles !" Shemot (Exode) 14:14

Nous voici au cœur de l’événement le plus important du deuxième livre de la Torah. C'est ici que se joue prophétiquement la délivrance , Yahshoua, du peuple hébreu. Délivrance au lieu dit Baal-Cefon, lieu maudit, vénéré par les Egyptiens, un baal, un maître représentant la divinité suprême du deuxième ciel....

C'est précisement à cet endroit là que YHWH, nommé par son nom de Chef des Armées et non Adonaï ni Elohim, que le Créateur de l'Univers , de toutes choses, va se confronter en première instance au Malin , incarné par Pharaon, mi-dieu mi-homme.

Pour ce faire, YHWH utilisera son homme de main..., Moshé, préfigure du Mashiah à venir, purifié des eaux du Nil, tout comme Yahshoua en son temps sera purifié par les eaux du Jourdain.

Moshé , cependant doit faire face à une grande foule...une multitude , tout comme lors du régime de l'impie à venir, la grande foule devra faire un choix cruciale : Retourner vers l'esclavage de Baal-Cefon ou accepter de mourir en suivant le Mashiah. Ultime épisode qui se rapproche de notre temps actuel.

Moshé n'est guère un sur-homme, il suffit de lire son histoire pour se rendre compte que son impulsivité , à l'image d'un certain Pierre , disciple de Yahshoua, va l'amener à fuir dans le désert, lieu où lui apparaîtra Elohim dans un buisson de feu, buisson se situant dans la zone de travail de Moshé.
La similitude d'avec Pierre est saisissante, c'est sur son lieu de travail , isolé , que Pierre recevra la "visite" de Yahshoua, celui qui délivre, pour lui demander de "paître" son peuple....

Moshé doit se battre déjà pour lui-même. Pharaon, et sa cohorte, est à ses trousses...Révélation nous prédit que l'impie sous les traits du dragon, poursuivra l'épouse fidèle jusque dans le désert...
Rien de nouveau sous le soleil ! Ce qui a été sera, et nous revivrons les mêmes événements que Moshé tournant le dos aux troupes de l'ennemi pour lever son bâton de la foi, attendant l'ultime délivrance.

Cependant , dans ses oreilles, tombent les complaintes d'une multitude, pour ne pas dire de 600 000 âmes, lui reprochant un supposé échec, et une mort, aux yeux humains, certaine.

Moshé , remplit du Ruah, couvre la multitude avec force et autorité. C'est que Moshé ne s'en laisse plus compté ! Avec audace et fermeté il les rappelle à l'ordre :

Attendez !

La débandade a sans doute commencé, Moshé hurle "attendez" ! Mieux, il les rassure

"Soyez sans crainte"...

Soit Moshé est un futuriste du genre sans crainte et sans reproche, soit Moshé connaît son Elohim...Il a sans conteste la peur qui s'attache aussi à ses pensées, sauf que Moshé est un exemple ! Il doit combattre sa propre crainte et calmer celle des autres ! L'on ne peut que constater que, parmi les 600 000 hommes, personne ne s'est soucié si Moshé avait peur...

De nos jours il est effarant de constater le nombre de gens candidats à la  "consommation spirituelle" et si peu, voire si rare, au poste de Moshé, celui qui se soucie des autres sans penser à lui-même...

L'exemple de Moshé n'a pas pour but d'élever un homme au-dessus des autres, mais bien de nous faire comprendre que nous sommes  tous confrontés au même choix qui s'est présenté à Moshé : soit nous faisons parti de la grande foule qui tente de s'enfuire au premier combat, et voudrait retourner direct vers ce qu'elle a vomi, soit nous faisons parti du reste qui sait affronter les dangers et mener les combats, quoiqu'il en coûte.

Néanmoins force est de constater que Moshé ne travaille pas pour sa propre crémière, il ne pense pas à sauver sa peau , mais celles des autres. Le don de soi pour faire vivre ses biens-aimés. Amour ultime , preuve actée que sa rencontre au buisson Ardent , feu qui dévore les scories et fait du repentant un véritable disciple.


Avant de partir au combat, Moshé prend le temps de consoler , de restaurer, de rassurer le peuple ingrat et sans volonté aucune. Il rassemble les troupes, calme les craintes, et rappelle une nième fois que YHWH combattra pour eux !

Il est intéressant de relever une mauvaise traduction dans les méandres existants , à savoir que le mot "silence" a remplacé le fondamentale " tranquilles" ! Moshé fait plus que de leur intimer l'ordre de se taire, il les rappelle à la raison, calme leur agitation, et fait revenir ceux qui rebroussent chemin.

N'avons nous pas cette propension à trouver rapidement une parade quand l'angoisse nous saisit, quand les vents sont contraires ? Ne faisons nous pas acte de rébellion quand nous battons en retraite, quand nous capitulons ?

L'histoire de Jonas en est l'exemple le plus significatif....

La parade de Moshé fait mouche, il place YHWH au centre de son discourt : YHWH combattra pour vous.
Il ne doute de rien notre homme ! En effet comment croire que Cébaot le chef des Armées, va accepter de se lever pour un peuple qui ne fait que gémir, se plaindre et qui plus est, préfère l'esclavage à la liberté ?

Moshé a eu la révélation du plan entier, millénaire, d'Elohim pour l'humanité. Il sait que ce n'est pas seulement la vie de 600 000 âmes qui est en jeu, mais le Royaume à venir avec la réconciliation de YHWH et de toute l'humanité, pour ceux et celles qui veulent bien être affranchis et du péché et de l'esclavage à pérennité.

Moshé ne s'adresse pas uniquement à la grande foule de son temps, il s'adresse à toute l'humanité de la part d'Elohim:

Tenez vous tranquilles ! Attendez... Soyez sans crainte...Je vais combattre pour vous !


Face à Baal-Céfon l'enjeu est énorme : Est-ce que les hommes vont accepter la main tendue de YHWH ou est-ce qu'ils vont choisir comme Maître celui qui viendra en son temps, après Juda, investir l'impie pour mener l'ultime guerre Sainte contre Yahshoua HaMashiah ?

Qui  a compris qu'ici la confrontation des mondes spirituels n'est qu'une bataille avant la guerre finale ?
Qui a saisi que l'histoire de Moshé nous implique toutes et tous personnellement dans les choix de nos vies chaque jour ?
Qui a fait retour définitivement pour pouvoir dire à son tour aux autres "soyez sans crainte, attendez, YHWH combattra pour vous, tenez vous tranquilles" ?

Qui par sa vie au quotidien, a quitté l'impulsivité pour démontrer par ses actes qu'il, elle, sait rester tranquille, en attendant que YHWH combatte pour lui, pour elle ?

C'est bien le message laissé par Shemot- il appela- au chapitre 14 verset 14 ! Un rappel de la Torah complète puisque 14 = 1+4 =5..tout comme le verset 14 !

Il appela la Torah, Parole Faite Chair, complètement dans la vie de toutes et tous, leur disant que jusqu'au bout Il sera avec nous jusqu'à la fin, combattant pour nous, pour peu que nous soyons sans crainte, ne doutant jamais, restant tranquille , loin des agitations et de la tentation de chercher secours dans le ce monde.

jeudi 16 novembre 2017

"ALORS VOUS VOUS SOUVIENDREZ..."

Alors, vous vous souviendrez de vos voies perverses et de vos œuvres peu louables, et vous aurez le dégoût de vous-mêmes, à cause de vos péchés et de vos abominations. Ezechiel 36:31

Pour parfaire la compréhension de ce verset il s'agit ici de prendre la lecture du texte dès le verset 22 et ce, jusqu'à la fin du chapitre.

Le lecteur avisé comprendra de suite qu'il est fait mention du temps du Millénium puisque le prophète parle du grand rassemblement d'une part et d'autre part des villes dévastées et reconstruites, même plus, repeuplées.

Or la question sous-jacente vise à résoudre une équation quelque peu étrange :

Comment le disciple en Yahshoua pourrait-il vivre son adhérence en toute justice s'il lui faut attendre le millénium pour voir acter le changement de son cœur de pierre en un cœur de chair ?

La Parole éclairant toujours la Parole, la seconde lecture par le Ruah nous rappelle les propos tenus par Paul aux Corinthiens quand il affirme :

"Vous êtes manifestement une lettre du Mashiah procurée par nous non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, les cœurs." 2 Corinthiens 3:3

L'élément central manquant nous oblige à revenir aux Tables de la Torah, écrite par le Doigt d'Elohim en personne, rappelées par David quand il chante :

Les justes posséderont la terre, et ils y habiteront pour toujours. La bouche du Juste profère la sagesse, et sa langue énonce le droit.
La Torah de son Eloha est dans son cœur, ses pas ne chancellent point. Tehilim 37/31


Elohim grave dans un cœur de Chair les Tables de sa Torah, pour peu que nous prenions en dégoût nos vies de péchés. Cela se nomme la Repentance, Faire Retour.

Ceux qui seront trouvés "endormis" en Yahshoua, la première mort, ressusciteront en premier suivis par les "échappés" du régime de la Terrer mené par l'impie. En un clin d’œil les corps seront changés, glorifiés à la Gloire d'Adonaï, partant à la rencontre dans les airs du Mashiah, Mashiah qui va poser ses deux pieds sur le Mont Sion.

S'en suivra un magistral séisme mondial, un bouleversement inédit, provoquant la ruine et le désastre des villes et des édifices, rien ne résistera, tout sera à reconstruire.

Dans ce chaos surgiront des "survivants", les fameuses nations qui devront montées, par délégation, à chaque Fête de Souccoth, et à chaque début de mois, pour adorer le seul NOM qui soit, à savoir Elohim et chercher les fruits aux vertus médicinales pour guérir des fautes mensuelles.

Ezechiel avertit que ce qui a été sera, ce que le juste doit vivre en Yahshoua, la repentance, la conviction de péché dans les larmes, sera de mise au jour de la reconstruction millénaire pour ceux qui feront la transition entre le monde d'Avant et le monde d'Après. rien de nouveau sous le soleil tant que cette terre sera de cet univers....

Nul ne pourra bénéficier d'un rassemblement vers la Terre d'Israël si son cœur n'a pas été brisé par la conviction de péché. Une étape que peu vivent, et que beaucoup occultent en passant allègrement d'une ignorance de la Parole à une vie sous l'effigie du Maître.
En sommes ils sont entrés par la fenêtre et ne connaissent pas la Porte étroite, ils sont à côté du Chemin Etroit.

Mon oreille avait entendu parlé de toi....

Certes, mais l’œil n'a toujours pas vu la Grâce qui fait que l'on se retrouve dégoûté de son péché au point de ne pouvoir se relever. Il faudra la Main du Père par le Sang du Fils pour changer le cœur de pierre, cette table vile, en un cœur de chair traduit en hébreu par le même mot que "viande" : Bassar !

La viande qui sert de sacrifice, d'holocauste se retrouve de fait être le nouveau cœur que le justifié en Yahshoua a et doit posséder. Son cœur ne pourra être sanctifié ni reconnu par Elohim que si le préalable d'un sacrifice volontaire, à l'image d'Abraham pour son fils, est acté.

L'intellectualisme, voire le mimétisme, amène bon nombre de gens à se croire sauvés alors qu'ils sont toujours en périphérie du Royaume à venir. La délivrance ne s'invente pas, elle se vit réellement passant obligatoirement par le tour du Potier. Le brisement.

Paul fait état de l'amour, fruit qui résulte de la transformation par la repentance, il prend le temps de le décrire en 1 Corinthiens 13 mais là encore nul ne peut agir sans avoir au préalable abandonné son cœur de pierre, l'avoir déposé sur l'Autel du Sacrifice.
Croire que l'on a un cœur de chair, sacrifié au Père, sans porter les fruits de l'Amour acté vers les autres est un leurre, un voile sur les yeux, une tromperie qui trouve sa source chez Mamon.


Le temps du Maintenant résonne encore plus fort, chaque jour qui passe, comme le shofar céleste, appelant à l'humilité, forçant les portes blindées des entrailles des hommes, voulant que le méchant reconnaisse son état désastreux, afin de lui délivrer un cœur de chair, digne de tout sacrifice.

Vient le temps où la circoncision de cœur sera vérifiée par l'Avocat Yahshoua devant la Cour Suprême. Le verdict tombera sans appel possible, alors nous serons connus comme nous le sommes réellement c'est-à-dire croyant être justifié mais pour beaucoup juste bon à être jetés au feu comme la paille d'un été éphémère.

Alors nous nous souviendrons de nos voies perverses...et de nos œuvres peu louables....

Rien ne sert de les cacher maintenant, elles sont collées à notre cœur pierreux pour peu que nous n'ayons pas encore vécu la repentance, celle qui fait que l'on est terrassé par qui nous sommes réellement.

Si nous n'avons jamais vécu le "dégoût de nous même" il est certain que nous avons toujours un cœur de pierre, inapte à aimer, incapable de la moindre compassion.
Ceci expliquant cela....

Rachetons le temps, il est mauvais; vient le Temps du "Maintenant" et du "Trop tard".

jeudi 9 novembre 2017

" ADOREZ ADONAI AVEC CRAINTE ET REJOUISSEZ VOUS AVEC TREMBLEMENT"

Pourquoi se démènent les peuples, et les nations agitent-elles de vains projets?
Les rois de la terre se soulèvent, les princes se liguent ensemble contre l’Adonaï et son oint.
"Brisons [disent-ils] leurs liens. Rejetons loin de nous leurs chaînes!"
Celui qui réside dans les cieux en rit, le Seigneur se raille d’eux.
Puis il les apostrophe dans sa colère et, dans son courroux, il les terrifie:
"C’est moi [dit-il] qui ai consacré mon roi sur Sion, ma montagne sainte!"
Je veux proclamer ce qui est une loi immuable: "L’Adonaï m’a dit: Tu es mon fils, c’est moi qui, aujourd’hui, t’ai engendré!
Demande-le-moi, et je te donnerai des peuples comme héritage, les confins de la terre pour domaine.
Tu les briseras avec un sceptre de fer, tu les broieras comme un vase de potier."
Et maintenant, ô rois, sachez comprendre, tenez-vous pour avertis, juges de la terre!
Adorez l’Adonaï avec crainte, et réjouissez-vous [en Elohim] avec tremblement.
Rendez hommage au fils, de peur qu’il ne s’indigne, et que vous n’alliez a votre perte; car bien vite sa colère prend feu: heureux tous ceux qui s’abritent en lui!

Tehilim 2

David prophétise plus qu'il n'écrit, poussé par le Ruah.

L'ensemble des Tehilim est une allégorie de toute l'œuvre de la Création depuis l'avant de la mise en forme de notre planète jusqu'à la rédemption finale du Fils Ben Elohim, Yahshoua HaMashiah.

Après le Tehilim 1, qui se veut être une introduction au 150 messages prophétiques, introduction destinée aux enfants et aux soldats d'Adonaï Cebaot , le chef des armées, la couleur est donnée d'emblée par le chapître 2 : Tout repose sur la reconnaissance du Fils. 
David annonce l'existence du Fils...il va plus loin, sous l'inspiration du Souffle, il fait le comparatif du sort des rois, issus des hommes et du Roi sacré, celui a qui l'hommage doit être rendu.

Lui le mélek (roi) désigné par Elohim, s'inscrit dans une humilité voulue et reconnue , il place avant lui le Fils, le seul Mélek digne  de reconnaissance. Sublime témoignage pour les temps modernes où se gaussent sur estrade et autre piédestal des "conducteurs" tant politiques que religieux de tous bords, s'évertuant à chercher une renommée étiquetée à qui mieux mieux, par des dénominations à banderoles gravées dans le sable (pierre et béton)....La tempête soufflera sur tous les édifices faits de mains d'homme; aucun ne résistera, la prophétie du Mashiah s'accomplira en temps et en heure.

La rhétorique de David pousse à la méditation. Le titre de roi n'est pas l'apanage d'un titre honorifique , politique ou gouvernementale. Il revêt la position de tout un chacun dès lors que l'être humain , là où sa posture se révèle plus imposante que la norme, joue à l'artiste en haut de l'affiche.

La Parole parle de l'enfant Roi....De même elle prévient des temps de la fin où la jeunesse sera arrogante, irrespectueuse, n'honorant guère ses parents et encore moins ses congénères.

Dès le Tehilim 2, le Ruah avertit de l'importance de ne pas se placer en haut de l'affiche et encore moins, en tant que parents,  responsable, adulte à quelque niveau que ce soit, de laisser son prochain prendre la place du seul Roi qui soit digne d'hommage, Yahshoua.

Laisser l'enfant dans un délire de confrontation avec l'adulte le met indéniablement dans une posture de Roi. Il sera brisé par "un sceptre de fer, broyé comme un vase de potier".

Laisser nos bien-aimés , adultes ou non, s'assoir sur un trône royal contribue à bien des épreuves dans le futur, épreuves qui auraient et qui pourraient être largement évitées.

Des le second verset, il est question du Oint de l'Adonaï. La planète, sous l'effigie du prince des Ténèbres, complote contre la Seule Royauté qui soit, mettant l'homme à la place du Calife, le faisant "Elohim" à la place d'Elohim.

La seul loi Immuable qui excelle en matière de Vérité, repose sur l'engendrement du Fils par Elohim. Il a été placé au-dessus de ses compagnons nous révèle ailleurs la Parole. Vouloir un roi dans sa famille, au sein de ses enfants, vouloir un roi dans sa communauté au sein de la qehila, revient à renier le Fils engendré, celui à qui toute la terre doit rendre hommage.

Et maintenant....

Cela sonne comme un ultimatum, pour chacun d'entre nous. Le temps est lié au Maintenant. Point demain ni dans un futur lointain. Cet avertissement se retrouve dans  2 Corinthiens 6:2

"c'est Aujourd'hui le temps du Salut" salut qui signifie Délivrance....

La délivrance mot plus ajusté et plus vrai que salut, puisque Yahshoua signifie YHWH sauve, délivre, la délivrance donc ne peut conduire à la réjouissance que si elle nous dépouille auparavant de toute tendance, volonté, soit à régner, soit à se laisser diriger par un autre mélek que le seul Mélek légitime, Le Mashiah.

La venue de l'impie séparera le grain de l'ivraie. Elle révèlera ceux qui ont la propension à régner, comme ceux qui ont fait le choix de docteurs dispensant des choses agréables à leurs oreilles, de ceux qui seront identifiés comme brebis isolées, tondues et malades , et qui ont pris le parti d'être errantes en attendant le seul Berger digne de leur hommage.

Tout un programme ...

Ainsi l'ordre de David dans ce Tehilim de "d'Adorer avec crainte et de se réjouir avec tremblement" prend tout son sens.

L'appel à l'adoration doit se faire avec circonspection, sérieux . Il est besoin de procéder avec élimination. Quel Roi adorons nous ? Dans quel assemblée, communauté suis-je ? autant d'éléments à sonder avant de se lancer dans l'adoration pour peu que parmi les participants se cachent de faux rois voire des moutons de panurge vivant par procuration, adorant la créature plutôt que le Créateur.

L'impie rassemblera un ramassis de moutons , adorant la création, choisissant eux même leur propre roi, l'histoire se répètera une  nième fois puis viendra la fin.

Adorer avec crainte appelle le disciple à " sortir du milieu d'elle " , de cet espace-temps humanisé , inscrit dans un processus babylonien. L'adoration se veut et se doit craintive, il s'agit de se présenter devant le Saint Trône dans le lieu Très Saint, lieu qui nous vaudrait la mort instantanée si notre médiateur, Yahshoua, avocat de nos vies, ne siégeait pas à la droite du Père, intercédant pour nous à chaque fois que nous osons nous présenter devant le Roi suprême....L'histoire d'Esther vient donner une forte couleur à nos audaces.

Adorer n'a guère de parenté avec l'exaltation fébrile ou une quelconque ambiance de festivité charnelle. Adorer s'inscrit dans une position de respect, d'allégeance, de soumission.

Première étape avant d'enclencher  une réjouissance, réjouissance qui se fait dans le tremblement parce que nous avons osé nous approcher de notre Abba , Père , papa, par le voile déchiré, ce qui n'enlève en rien la suprématie d'Elohim qui ne peut et ne pourra jamais nous regarder qu'à travers le sang de son Fils.

Ne pas l'oublier est un gage de survie et de bonheur !

lundi 6 novembre 2017

" TOUTE PLANTE QUE MON PERE N'A PAS PLANTEE SERA DERACINEE."

"Toute plante que mon Père dans les ciels n'aura pas plantée sera déracinée. Laissez-les ! Ils sont des guides aveugles, et quand un aveugle guide un aveugle, ils tombent ensemble dans une fosse."
Matyah (mathieu) 15:15



Parole de Yahshoua Ben Elohim. Arrêtons nous plus qu'un instant et considérons des vérités spirituelles, matérielles et physiques intrinsèquement liées.

La Parole considère l'homme comme un arbre, symbole référencé de nombreuses fois dès lors que le Salut de l'Adam est en jeu. Nul ne peut vivre sans sa racine initiale, soufflée aux jours premiers dans un Eden exempt de péché.

Pour saisir la portée de cette Vérité en Matyah , il faut au préalable avoir la connaissance de la Torah, et notamment Béréchit (genèse). Le premier Adam, sorti des mains mêmes d'Elohim, a été planté dans un décor bien loin d'Hollywood , bien mieux encore, dans un décor céleste, aux senteurs et lumières qu'aucun réalisateur cinéphile ne saurait égaler.

Adam, arbre enraciné dans l'Echad, Yadchad, de son Père créateur de toutes choses, apparaît comme un Arbre vivant, arrosé chaque jour par la rosée du matin, l'amour d'Adonaï.

Etrangement le mot biblique Hébreu est identique à celui que l'on retrouve dans Proverbe 16:30 concernant  l'homme pervers dans ses pensées , dont la signification n'est autre que Fermer !

L'Arbre  Fermé à la vie n'est autre qu'un figuier asséché, un arbre sans fruit, un Adam mortel, mort à la Vie, mort à la Vérité, mort au Chemin. Le péché réside en lui, il est à l'image de l'Adam chassé de l'Eden, vivant aux milieux des ronces et des épines, trimant pour un peu de joie sur sa table, emporté par les angoisses et les soucis de ce monde. Le mal ronge si intensément que le malade s'en accommode au point de ne pas, plus, voir la source , refusant le diagnostic, chassant la Vérité pour s'en inventer une plus aisée, plus commode, un leurre qui l'enferre loin de la Vérité qui affranchit.

L'Arbre vivant , humanisé par la seule volonté d'Adonaï comporte deux faces celles du choix de vie par l'Eau qui vivifie et celui de la mort par les pensées perverses; un choix qui ne quittera jamais plus l'humanité jusqu'à son dernier Souffle, le dernier grand jour.

Vos pensées ne sont pas mes pensées dit Elohim ...Esaie 55:8

Ainsi l'homme, quel qu'il soit, se retrouve devant un choix inéluctable: celui d'être une plante, venant d'Elohim , c'est à dire semée en terre, un grain qui a choisi de mourir entièrement à lui-même, ou alors une plante enracinée dans sa propre volonté de faire de sa vie ce que bon lui semble, selon ses propres pensées, celles qui ne sont pas d'Elohim.

Parmi la masse colossale de toutes celles et ceux qui se proclament du Très-haut, peu sont des plantes que le Père des ciels a planté. Il est primordial de comprendre ici la leçon de Yahshoua . Il interpelle sur deux éléments cruciaux :

1° Etre planté...nous pouvons penser (sic) en toute légitimité humaine, être planté dans l'œuvre , dans l'adhérence du Très-Haut, le Chef des Armées. Encore faut-il s'assurer que c'est bien LUI qui nous a planté. Si ce n'est pas le cas, qui alors aurait bien pu nous tromper avec notre accord (sic bis) ?

L'aveugle volontaire a cette fatuité visuelle de choisir ce qu'il ne veut en aucun cas voir...Il perçoit mieux qu'un pilote de ligne les lignes directives contraires à ses pensées; il sait parfaitement les éviter. Mieux, il trouve rapidement des adeptes cherchant le docteur aux ordonnances agréables à leurs oreilles, cachant, plus que calmant, la gangrène du péché.


Il appartient au Père de déraciner, cela viendra au jour du Jugement qui commencera pas la Maison du Peuple d'Adonaï. Il convient donc de ne pas aller trop vite en besogne, dans une quelconque condamnation des goyim, voire des "incultes ignorants" en oubliant que les éclairés, ceux qui voient , ceux qui savent , passeront en premier devant le Grand Juge. La hache est déjà à la cognée nous dit la Parole...Le déracinement a déjà commencé.

2° Le deuxième point crucial de cet édicte de Yahshoua devrait nous laisser quelque peu songeur , pour ne pas dire nous pousser à l'introspection profonde menant au vrai repentir. En effet, après le déracinement Ben Elohim ordonne de Laisser ceux qui se disent guides (et non conducteurs dans les moult fausses traductions gréco-romaines). Guides aveugles, sages à leurs propres yeux, plantes issues d'un autre Maître.

Invariablement "sortez du milieu d'elle" résonne sans cesse, un appel à la sauvegarde de nos vies, un gain de temps pour racheter celui qui est mauvais, une mise en garde de vouloir faire à la place du Souffle, le Ruah seul révélateur et précepteur de nos âmes.


A vouloir s'essayer vindicatif là où seul l'éloignement doit être de mise, l'on risque assurément un épuisement spirituel, physique si ce n'est un engloutissement avec tous ceux qui vont tomber ensemble dans leur propre fosse.

Laissez-les ! est le mot d'ordre du Maître ! la Parole ne se porte qu'à ceux qui sont listés dans Esaïe 58 et rien qu'à eux. Le vouloir autrement fait de nous des plantes semées par un autre Maître, et nous amène indubitablement au déracinement final.


lundi 23 octobre 2017

"...MAITRISEZ VOS ETRES PAR VOTRE ENDURANCE..."

Vous serez haïs par tous à cause de mon nom.
Un seul cheveu de votre tête ne se perdra jamais.
Maîtrisez vos êtres par votre endurance. Luc 21: 16-19


La Parole faite chair, laisse une trace indélébile quant à la conduite que nous devons avoir. Il n'y a place ici à aucun débat, aucune interprétation. Le faire serait dire à Elohim qu'il a mal formé celui qu'il a élevé au-dessus de ses compagnons pour le faire Fils.

La chute constante de bon nombre qui se disent enfants d'Elohim est à mettre bien souvent en corrélation d'avec le manque d'endurance. La facilité à l'apathie, le laxisme, est une norme , hélas, courante chez tout homme. Peu mènent un combat fidèle sans jamais revenir en arrière, ou s’asseoir sur le bas côté, une sorte de gréviste spirituel.

L'endurance , citée par Yahshoua, est nommée dans un contexte de combat spirituel. Le NOM de Yahshoua amène indubitablement à une position de rejet. Nul enfant d'Elohim peut vivre une adhérence au NOM qui sauve , le vrai , sans être en butte rapidement à la haine de ceux qui refusent justement ce NOM.

Le modèle du deuxième ciel, là où résident les ténèbres, a envahi notablement la surface de la terre, faisant d'un nom tronqué, une norme obligatoire pour qui veut la "paix". Ainsi l'enfant dans la crèche porte un faux nom , démuni de toute autorité d'Elohim, amenant les hommes dans une errance spirituelle, aveugle , mesquine, larvée de sentiments humanistes, conduisant aux guerres de religions, évitant le réel combat , celui de l'endurance parce que maltraité à cause du VRAI NOM.

Or pour mener ce combat , encore faut-il accepter de maîtriser son être. C'est là que tout se joue, l'homme étant par excellence un caliméro dès la naissance : C'est la faute à "pas de chance", "la faute à la femme que tu as mise à mes côtés" disait en son temps Ish, le premier homme, Adam.

Combien se gaussent de vivre en bons témoins de la Parole, sans histoire majeur avec son entourage. Le NOM qui sauve amène sans conteste des situations de rejet, de persécutions, quelque soit le temps et l'endroit où nous nous trouvons. Ils manifestent par là un refus de la Vérité, préférant les arrangements mensongers de ce monde, aux arrhes du Royaume à venir.

"Vous serez haïs par TOUS.." prévient Le Maître.

N'est-ce pas étrangement le TOUS annoncé par Zacharie, quand il prophétise que TOUTES les nations monteront contre Yeroushalaïm ?

Il n'y a aucun mystère ici, juste une vérité voilée pour les rebelles, révélée aux enfants d'Elohim. Tous haïssent la Vérité qui se trouve être Yahshoua , loin d'un bébé cérémonial de fin d'année sacrifiée à des Baals cachés sous un faux nom.

Maîtriser sa chair vient en définitive après avoir accepté d'être haïs par tous, en citant la Parole et rien qu'elle, sans nuance aucune, sans tolérance, sans crainte.

Première étape incontournable pour celui et celle qui se veut disciple d'Adonaï: déshabiller les textes de tout mensonge scripturaire , laisser la Lumière d'en-Haut par le Ruah redorer le blason du Prince de la Vie .

Alors la deuxième étape prend forme, conduisant le disciple sur le Chemin Etroit et faisant de lui par l'épée acérée de la Parole, un véritable combattant. Son combat étant dès à présent sa chair pour la brider, la maîtriser. En cela l'Endurance, cette volonté à long terme d'être égal à soi même, fidèle à la Parole, vient sceller l'identité nouvelle de l'enfant d'Elohim.

Endurer quelque soit le temps, les circonstances. Endurer face aux proches, face aux autres, face aux autorités. Endurer pour vaincre, Endurer pour gagner, Endurer pour que Yahshoua Ha Mashiah n'ait pas à rougir de nous.

Endurer c'est tenir la même ligne de conduite tant dans nos paroles que dans nos actes. C'est avoir dans nos bouches le OUI ou le NON , qui révolutionnent les habitudes laxistes et mensongères de ce monde.

Endurer, au final être comme Yahshoua, ne jamais dévier d'un seul iota de ce que dit la Parole et ne jamais renier dans les moindres détails nos actions, nos promesses, nos vœux.

C'est à ce prix là que la Torah et toute la bible ont été écrites, parce que vécues par des hommes et des femmes qui n'ont pas craint la mort, fidèles à leur parole parce que La Parole faite chair vivait en eux.

Alors nous pourrons nous réjouir d'être persécutés à cause de son NOM....Mathieu 5:11

samedi 14 octobre 2017

"...QUE VOTRE PATIENCE SOIT CONNUE DE TOUS LES HOMMES..."

Ainsi, mes frères aimés et désirés, ma joie et ma couronne, tenez ferme en l'Adon, bien-aimés.
J'exhorte Euodia, j'exhorte Syntychè à penser de même en l'Adon.
Certes, à toi aussi Syzygos, je te demande de les aider, eux qui ont combattu avec moi pour
l'annonce avec moi pour l'annonce avec Clemens et mes autres collaborateurs dont les noms sont  dans le volume de la vie.
Réjouissez-vous dans l'Adon toujours; je vous le dis encore : réjouissez-vous !
Que votre patience soit connue de tous els hommes : l'Adon est proche !
Ne vous angoissez de rien, mais en tout, par la prière et l'imploration en remerciements, faites 
connaître vos requêtes à l'Elohim.
La paix d'Elohim, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le messie Yahshoua. Philippiens 4:10

Paul s'adresse aux habitants de Philippes, ville grecque, en Macédoine. Il peut nommément s'épancher en tout état de cause, puisque ses voyages réguliers l'ont conduit à entrer plus intimement en relation avec les uns et les autres. Ce contexte est important pour délimiter les axes d'interventions en tant que soldat d'Elohim. A l'image d'Adonaï qui intervient selon que nous connaissons ou non les ordonnances, les préceptes, et surtout son Saint Nom, le soldat se doit de se laisser conduire par le Souffle dans ses propos. 

Selon l'avancée de la connaissance, le soldat va devoir utiliser son épée, la Parole, de façon plus "patiente" ou tranchante....

Il faut rectifier urgemment les traductions erronées , émanant des grecos-romains, pour, sans aucun doute, induire en erreur la populace et voiler la Vérité, de sorte que le culte à Râ puisse surpasser le véritable culte à Elohim.

Ainsi, il faut noter le mot "patience " présenté faussement par "douceur". La douceur dans la Parole, prend la forme de plusieurs traductions; la remettre dans son contexte éclaire le lecteur et ouvre la voie à la vraie Liberté, loin de l'amour Humaniste.

Le premier indice de "fausse traduction" est immanquablement la Parole elle-même qui s'éclaire et ne peut en aucun cas se contredire.
Comment, à l'exemple de Yahshoua qui a su user d'un verbiage plus qu'acéré avec des "races de vipères" et le fouet dans le Temple, pourrions nous développer une "douceur" à toute épreuve tout en ayant Yahshoua qui vit en nous ? Une équation insoluble si nous persistons à garder les œillères vendues par le système babylonien, toutes doctrines confondues.

Cela relève donc du bon sens, de la Lumière de Celui qui ne peut se renier.
Le mot "douceur" est traduit par le grec epi et eko, littéralement : être comme au temps de ....

Cela change la donne, n'est-ce pas ?

Ce que Paul a écrit peut donc se lire ainsi "Soyez dans l'attitude comme au temps de...(Yahshoua) attitude connue de tous les hommes:...

La suite du texte alors devient lumineuse :

L'Adon est proche ! sous entendu, "trouvera-t-il assez d'adhérence en chacun de nous , manifestée par une attitude comme quand il était présent, nous enseignant et nous montrant comment faire ?"....

D'ailleurs que viendrait faire ici le mot "douceur" dans un contexte d'imploration et de supplications relatives aux différentes situations personnelles des uns et des autres ? 
Comment Paul , face à un contexte épineux du quotidien par les Philippiens, sans aucun doute confrontés tantôt à la disette, tantôt à des persécutions , viendrait-il ordonner d'être "doux" à tel point que tous en aient connaissance ?

Un non sens !

Paul utilise le mot epiekho : Equitable, juste, convenable . La connotation de douceur y est associée sans être première en signification . Donc : Que votre justice soit douce et légère comme le fardeau laissé par Yahshoua...!

Ainsi le soldat a ordre dans toute situation, quelle qu’elle soit, de rester équitable, juste selon la Parole qui est comme une épée à DOUBLE TRANCHANT....séparant ce qui beau de ce qui est vil.

Tout un programme !

Cette missive s'inscrit dans une contexte douloureux , puisque Paul en arrive à solliciter la justice , la patience, de membres enfants d'Elohim, envers certains qui semblent flancher , anciens combattants, voire collaborateurs de Paul lui-même.

Etre équitable en aidant, c'est l'ordre sans conteste de Paul ! Comment donc être équitable tout en aidant ? C'est le fait d'Aider qui est équitable. Or aider n'est en rien synonyme de laxisme, ni de compromis. Aider équitablement, c'est tout simplement actionner la Torah, et rien que la Torah. 

C'est refuser de dévier sous couvert humanisme, c'est être encore et toujours soldat , guerrier, avec le fusil sans la fleur.

Yahshoua avait le fouet, Paul avait des actions plus expéditives encore, "ca passe ou ça casse" dirions nous de nos jours.

La réflexion de Paul invite à la fois d'être équitable fasse à toute situation difficile , elle s'allie à la nécessité de ne pas "s'angoisser"...Tout s'éclaire !

Paul de par sa vie exemplaire, peut conseiller des actions, lui qui a baigné dans la soumission de la Torah, a développé la justice équitable en Yahshoua, lui permettant alors de ne plus s'angoisser , de laisser agir Elohim par son Fils Yahshoua.
Il le fera si exemplairement qu'il se laissera conduire à l’abattoir comme son Maître démontrant jusqu'à la mort qu'être comme au temps de Yahshoua, ferme et sans compromis , patient en appliquant la Torah , est faisable, il l'a fait !

Yahshoua a vécu l'agonie dans le jardin de Gethsémani , Luc 22:44. Là aussi, les Ténèbres ont tenté de cacher la Vérité. Bon nombre de traduction parle d'angoisse...comme si le Fils d'Elohim pouvait douter de la bonté, de l'Amour indéfectible d'Elohim, son Père !

Le mot Agonie, traduit par Agon, signifie : Lutter jusqu'à la Victoire ! 

Yahshoua a lutter contre les Ténèbres, pour l'univers , pour les siens et ceux à venir, jusqu'à obtenir la Victoire ! C'est un combat qui échappe aux aveugles, un combat certes physique, mais qui trouve sa source dans le monde spirituel, monde dévoilé qu'aux enfants d'Elohim, et caché aux "sages de ce monde" !

Paul ne peut évidement pas user du même sens en enjoignant les Philippiens à ne pas "s'angoisser" ! Il s'agit ici de combat purement quotidien et certes pas l'ultime combat mené par le Fils , le deuxième Adam, seul Agneau immolé pour nos péchés !

Le mot utilisé par Paul est Merimna : Etre inquiet , être troublé par des soucis.

Nous sommes aux antipodes de la réalité spirituelle que mène Paul, Apôtre , modèle, esclave volontaire au Mashiah !

Paul est encore obligé de rappeler aux Philipiens , qu'ils ont connu la Vérité, qu'ils l'ont vécu. Il est encore tenu, tout comme Moshé, de ressasser inlassablement les mêmes discours, pour rappeler que les soucis du quotidien ne sont plus d'actualité quand nous avons endossé l'armure du Soldat d'Elohim, Tsébaot.

Paul est patient sans pour autant prendre des gants. Il rappelle qui ils sont, ce qu'ils ont connus, ce qu'ils ont vécu. Il pointe du doigt leur état de pauvreté spirituelle, eux qui s’enquièrent encore et toujours du lendemain, eux qui tout en se disant enfant d'Elohim par le Sang de Yahshouah, se lamentent sur leur sort humain.

Oui, la douceur n'a point de part dans cette missive. Par contre l'équité dans ce qui est convenable , autre sens du mot employé par Paul, vient parachever une justesse d'écriture amenant les concernés à une prise de conscience libératrice.

Cette missive nous est parvenue, à nous participants de la fin des Temps. La question reste posée :

Le Fils de l'homme trouvera-t-il chez nous, à son retour, une attitude comme lors de sa première venue, manifestée par nous dans une attitude de prières et d'implorations de remerciements ?

A méditer !

mardi 10 octobre 2017

"...LA PUISSANCE DIVINE NOUS A TOUT DONNE..."

La puissance divine nous a tout donné, vie et ferveur, à travers la pénétration de celui qui nous a appelés par sa gloire et vertu.
Par elles, il nous a octroyé de précieuses et très grandes promesses, en fuyant la corruption qui est dans l'univers, du fait de la convoitise.
Pour cela même, déployant tout effort, ajoutez à votre adhérence la vertu; à la vertu, la pénétration; à la pénétration, la maîtrise de soi; à la maîtrise de soi, l'endurance; à l'endurance, la ferveur; à la ferveur, l'amitié fraternelle; à l'amitié fraternelle, l'amour.
Oui, cela existant et abondant en vous ne vous laissera ni oisifs ni stériles pour la pleine connaissance de notre Adon Yahshoua, le Mashiah. 2 Pierre 1:3-8


Vaste programme détaillé ici par l'apôtre Pierre; d'autant que Pierre sait parfaitement de quoi il parle.
Lui le brailleur, le fougueux, le tout feu tout flamme, éphémère dans ses choix au moment cruciale , abandonnant tout de go celui par qui il a vécu, durant TROIS ans, l'intimité de la Délivrance, le Salut, lui, Pierre, révèle un cœur de pierre, éloigné de la vertu, de la pénétration, de la maîtrise de soi, de l'endurance , de la ferveur, de l'amitié fraternelle, de l'amour !

Pierre est le prototype même de ce que nous sommes quand la pénétration de la Parole faite chair n'est pas descendue au plus profond de notre âme, quand elle se contente de faire du sur-place, quand elle stagne dans notre marais, rempli d'algues vertes, polluant jusqu'à notre souffle.

La vertu ! Pierre en connait un rayon. Il faut une dose amplifiée de vertu, c'est à dire une disposition spirituelle conséquente pour résister au jour de l'épreuve ultime : la mort.

La mort n'est pas l'apanage du physique, elle revêt multiples ceintures, telles que les choix journaliers dans ce monde sous la tutelle du Prince du mensonge, de l'impudicité, du fruit malin trempé dans la coupe mamonique sonnante et trébuchante ! Oui, l'amour de l'argent est source de tous les maux nous dit la Parole.

La vertu est en guerre avec l'insuffisance rénale dans la mesure où la ceinture de vérité entourant nos reins se dégrade rapidement pour peu qu'elle doit côtoyer  sans vergogne les impuretés de ce monde.
Évacuer, sortir du milieu d'elle redonne force et vertu à nos reins, la ceinture pouvant à nouveau flamber comme neuve , témoin de notre vertu .

Pierre n'avait pas cette disposition spirituelle, envers et contre tout et tous. L'ultime combat du Mashiah , fils de l'homme , ben Elohim, a provoqué un raz de marée , entraînant le disciple fougueux à lâcher prise. Yahshoua a perdu , momentanément, celui pour qui il allait mourir allant jusqu'à dire "pardonne leur Père, ils ne savent pas ce qu'ils font"....Luc 23:34

La vertu est le premier composant d'un antidote au reniement. Sans elle, point de pénétration...
La logique humaine voudrait inter-changer l'ordre et nous présenter la Pénétration comme moteur de toute une vie sainte sans faille , garantie absolue d'une fidélité au Mashiah.

Or, pour qu'il y ait pénétration de la Parole en nos cœurs, plus que tortueux pardessus tout, encore faudrait-il qu'il y ait une volonté tenace , une disposition à toute épreuve, une violence volontaire pour s'emparer du Royaume à venir.

Celui qui cherche trouve nous indique Yahshoua, encore faut-il chercher jusqu'à ce que l'objet de notre quête soit trouvé....Ténacité serait la sœur jumelle de Vertu...sans ténacité point de Vertu et sans Vertu la ténacité serait vaine.


Le chemin étroit nécessite immanquablement une vertu à toute épreuve, une disposition spirituelle amenant dès lors l'acceptation de recevoir dans notre tabernacle intime la compréhension telle qu'elle nous est formulée par le Ruah, et non plus telle que notre intelligence étriquée voudrait nous la faire ingurgiter.

Ainsi Pierre, de par son vécu, a saisi l'importance d'avoir en premier lieu la vertu , disposition spirituelle incontournable pour que la semence tombe dans la bonne terre.

C'est à ce prix là uniquement que la Maîtrise de soi, celle qui fera de Pierre, des années plus tard,  un vainqueur  jusqu'à sa mort quasi identique à son Maître, peut se développer.

Vouloir inverser les étapes conduit le soldat d’Elohim à l'échec assuré. C'est en deuxième position après avoir développé ,démontré et vécu la vertu, que se manifeste la pénétration de la Parole. Un matin à la Lumière d'Elohim, celui de par devant qui brillent les 7 Lampes, notre souffle reçoit la capacité de maîtriser notre "moi" , notre chair....

"La puissance divine nous a tout donné...."

Pierre  reparti dans le monde du travail, le monde tout court, rencontrera véritablement, sur son lieu de travail, celui qu'il a abandonné faute de savoir l'ordre spirituel donné par Elohim pour être des soldats vainqueurs. Oui, il ne savait pas ce qu'il faisait , pauvre Pierre quand il a fuit devant le danger du poteau.

C'est donc en connaissance de cause que Pierre parle en troisième position de la maîtrise de soi. Cette action spirituelle, est le fruit d'un travail en profondeur dans notre âme, dans notre souffle, résultat d'un dur labeur de vertu , de pénétration de la Parole.

La question restera posée jusqu'au bout aux enfants d'Elohim:

"Avons nous la disposition spirituelle pour accepter , connaître et suivre le chemin étroit, pour revenir à la Maison du Père, aux puits anciens " ?

C'est le message de Pierre .

Première étape avant d'enclencher l'action , le faire déterminant , révélant soit l'airain qui résonne, soit la Lumière véritable d'Elohim en nous par Yahshoua.

Ainsi arrive seulement en quatrième position l'endurance. Pierre sait qu'il n'a pas pu endurer l'épreuve du Mashiah par manque de connaissance , de respect de l'ordre des choses.

Endurer sans disposition spirituelle reviendrait à vouloir courir un marathon sans vouloir se préparer durant de longs mois, avec assiduité....

Le tout tout de suite, la promptitude à la désobéissance est un signal d'alarme , un voyant rouge, la vertu est en baisse....

L'endurance marque la différence entre le soldat d'Elohim et les consommateurs, ceux qui entendent , mais oublient qui ils sont, repartent à leurs affaires, les inconstants, hommes emportés à tous vents.

L'endurance n'a d'égale que le dosage de vertu, de pénétration, de maîtrise de soi. Étrangement le shabbat arrive à la quatrième position dans les dix paroles. Étrangement Paul dira du shabbat qu'il faut s'efforcer d'y entrer comme si rien n'est gagné à l'avance, comme s'il fallait de l'endurance pour y accéder, comme si la maîtrise de soi dépendait de la vertu renforcée par la pénétration de la Parole pour garder le signe, la marque entre le peuple et Adonaï.

Une fois doté de l'endurance, alors la ferveur peut se manifester. Combien se lancent dans un plaidoyer de ferveur, ardeur passionnée, élan enthousiaste , qui retombe comme un soufflé au fromage...

La chair sensible aux ondes et aux ambiances, manifeste allègrement les limites humaines, rendant caduque toute action de copié-collé...
Seule la ferveur émanant d'un arbre fruitier aux racines de la vertu en Yahshoua pourra tenir dans le temps et vaincre les épreuves.


C'est seulement à ce stade que Pierre ose parler d'amitié fraternelle, lui qui a laissé son ami mourir sans se positionner, sans l'aider, sans mettre à exécution ses engagements d'antan.
Notre pauvre Pierre a compris durement la leçon, il a eu le temps de la réflexion , le ruah a sans aucun doute travaillé son cœur de pierre pour le rendre de chair.

L'amitié fraternelle ne s'invente pas, elle ne s'oblige pas. Elle est le fruit visible d'un travail en profondeur de l'être du soldat. Faute de carburant Vertu, pénétration, maîtrise de soi, ferveur, point d'amitié fraternelle.

Les amis sont rares, les rangs de l'armée d'Elohim ne peuvent contenir que des amis enracinés dans la vertu spirituelle du Mashiah. Leur nombre est égal au reste qui suivra jusqu'au bout Mahsiah dans l'abondance comme dans la disette, dans la persécution, dans la haine, jusqu'à la mort.


A ce stade alors le mot Amour prend tout son sens. Il ne peut fleurir qu'à ce stade et rien qu'à ce stade. Parler d'amour avant ce qui précède est un leurre amenant bon nombre à de cuisants échecs.
L'amour , tel un Lys , un shoshana , se chante sur une portée céleste, tel Cantique des cantiques. Il développe les senteurs de la vertu, de la pénétration, de la maîtrise de soi, de la ferveur. Il s'accompagne tout au long de ses tiges, de l'amitié fraternelle pour éclore lumineux , cristallisé à l'image de son Créateur, celui qui siège dans un décor de transparence diamantaire.

Alors l'ultime peut arriver. Alors le "jusqu'au bout" trouvera son apogée. Alors le miracle aura lieu.
L'amour ne périra jamais !